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La Mongolie, « le dernier coffre-fort minéralogique du monde »

11 mai 2012

Le chantier de ce qui sera la plus grande mine de cuivre au monde vient de démarrer au cœur du désert de Gobi. La région regorge de ressources minières, or, charbon, uranium longtemps délaissées du fait de son enclavement. Or aujourd’hui, la demande croissante des marchés émergents exerce une pression qui s’annonce durable sur le prix des matières premières. La Mongolie se retrouve donc au cœur d’une course stratégique à l’exploitation des ressources minières.


Un consortium entre le géant australien Rio Tinto et le canadien Ivanhoe vient d’entamer les travaux visant à l’exploitation de la plus grande réserve de cuivre au monde à Oyu Tolgoi, dans le désert de Gobi. Le montant de ce projet titanesque est chiffré à 5,5 milliards de dollars, soit l’équivalent du PIB Mongol. L’exploitation devrait commencer dans les deux prochaines années à venir, avec un retour d’investissement en cinq ans, pour des réserves estimées à un siècle.

Six ans d’intenses négociations avec le gouvernement mongol ont été nécessaires, au terme desquelles celui-ci contrôlera 34% de l’exploitation et percevra 56% des recettes. C’est un véritable « boom minier » qui se profile actuellement dans le monde, et le pays des steppes compte bien en profiter. Récemment c’est aussi l’une des plus grande réserve de charbon de la planète dans le même désert, capable d’assurer 200 ans de production, qui suscite un grand intérêts notamment de la part du voisin chinois.

Dans ce contexte d’inflation du prix des matières premières, les enjeux stratégiques pour la Mongolie ne sont pas des moindres. Le gouvernement estime à 25 milliards de dollars le montant des investissements étrangers à venir ces cinq prochaines années, dans le développement des mines et des infrastructures du pays. Cependant, afin de ne pas tomber sous le contrôle de son « ennemi héréditaire » chinois, le gouvernement mongol tente de diversifier ses sources d’investissements venant de l’étranger, comme ceux de la Russie, de l’Australie ou du Japon, voire de l’Inde pour le charbon. Mais il compte aussi sur la France, en ce qui concerne l’exploitation de l’uranium.

Sources : Le Figaro, 20Minutes, NASDAQ par : http://www.affaires-strategiques.info/spip.php?article6597

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J
La Mongolie aura bien besoin de ces investissements extérieurs pour se développer. Que ferons-nous après avoir épuisé toutes nos ressources naturelles ?
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C
je pense qu'il y a d'autres coffres-forts qui restent encore inexplorés, sous les mers.
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C
Encore de la polution à prévoir...
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